LE QUADI
JE suis un Quadi
A présent ceci vous l’aurez compris,
J’écoute attentivement les comparaisons de prix,
Et à grande voix, j’en ris.
Une allure dès plus ridicule,
Je ricane sous les lampadaires de l’amertume,
Lorsque l’on m’oubli, la nuit, j’attends le crépuscule.
Les foules se bousculent,
J’enfile mon rôle de simple véhicule,
J’entends la ville, l’asile, les gens qui, seuls, sont dans leurs bulles.
Je suis un confident gratuit,
Qui a pour continent le centre des Charmilles,
Je charme les vieilles dames, du parking à la pharmacie.
Je résiste au concierge,
J’insiste et persiste sans florilège,
Puisque la porte Exit peut-être un piège.
Aujourd’hui je suis sorti par la grande porte,
Les caissières sont mortent,
Envahies par l’euphorie des enfants qui m’escortent.
Ils m’ont pendu à une corde,
Hors-la-loi et loin des ordres,
J’étais devenu un podium de la mode.
Maintenant, ici, j’ai été terrassé, assis sur le flanc,
Deux énergumènes m’utilisent comme un vulgaire banc,
Alors j’attends, j’attends…J’attends qu’ils me foutent le camp.

Il est trop foooooooooooooooooort le poème j’adore!!!!!
http://lajupiterrienne.wordpress.com
Leila a dit ceci sur septembre 19, 2008 à 11:00 |